Depuis trois ans, j’essai de développer une machine permettant de diffusé de la vidéo sur papier thermique. Mon désir initial était simplement de réaliser du scratch film, à la manière du cinéma lettriste (une technique consistant à gratter directement l’émulsion de la pellicule afin d’altérer les images). Cependant, en tant qu’étudiant, je ne disposais ni de pellicule ni des machines nécessaires à ce type de pratique. J’ai alors imaginé qu’il serait possible de recréer un effet similaire à partir d’un rouleau de tickets de caisse : comme la pellicule, le papier thermique est une bande continue sur laquelle une image peut s’inscrire, non plus par la lumière mais par la chaleur.
Je ne mesurais pas encore la complexité technique du projet. La première version de la machine, construite à partir d’une commode et de morceaux de bambou, s’est révélée être un échec total. Malgré cela, l’idée ne m’a jamais quitté. La perspective d’inventer une nouvelle forme de vidéo analogique restait suffisamment stimulante pour poursuivre les recherches.
L’année suivante, j’ai conçu un second prototype utilisant un vélo pour entraîner le défilement du papier thermique : en activant la pédale, les images se mettaient à apparaître. Bien que plus aboutie, cette version présentait encore de nombreuses limites, maintient fragile, vitesse irrégulière, mouvement discontinu.

J’ai alors entrepris la construction d’une troisième machine, cette fois motorisée, réalisée entièrement en métal et en impression 3D, reposant sur un socle en béton. Plus performante, elle ne répondait toutefois pas encore pleinement à mes exigences techniques : le défilement de l’image restait imparfait et nécessitait l’utilisation de l’obturateur d’une caméra pour percevoir l’animation.












Je travaille actuellement à une nouvelle version que j’espère aboutir avant la fin de l’année. Celle-ci sera faites deux plaques de PMMA et comportera un nouveau système de transmissions du mouvements.






